La beauté de l’âne

La beauté de l’âne

Avec La beauté de l’âne, Dea Gjinovci retourne au Kosovo aux côtés de son père pour faire renaître, entre mémoire et fiction, l’histoire bouleversante de cet homme chassé de chez lui par la guerre

Secondaire 2

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Résumé

La réalisatrice Dea Gjinovci et son père, qui vit en exil à Genève depuis soixante ans, retournent dans leur village natal de Makermal au Kosovo. Le village a été détruit pendant la guerre et la seule chose qui reste ce sont les récits des habitants encore en vie. C’est une communauté résiliente, tout comme leur histoire.

Dans ce documentaire fictionnel profondément émouvant, la cinéaste se lance à la recherche de traces de son passé avec son père et le membres de sa communauté. Ensemble, ils font revivre les souvenirs d’enfance de son père, dans le Kosovo des années 1950. Ils révèlent des faits bouleversants, se souviennent de la vie quotidienne, mais de nombreuses questions restent encore sans réponse.

La beauté de l’âne

Comment transmettre une histoire quand la guerre en a effacé les traces ? Entre souvenirs et scènes reconstituées, ce documentaire explore l’exil, la mémoire familiale et collective. Un terrain fécond pour interroger avec les élèves la manière dont le cinéma fait revivre le passé et construit un récit.

Alors que la guerre sature déjà notre actualité, est-il bien raisonnable de remuer ainsi celles du passé? D’autant plus, pour bien se rendre compte des traumatismes qu’elles provoquent sur des générations et tenter de toutes nos forces d’éviter les prochaines! Mais La Beauté de l’âne est avant tout le magnifique cadeau d’une fille à son vieux père. Un film fort presque mine de rien, dont la beauté élégiaque a de quoi séduire les plus réticents.

Norbert Creutz, le 24 mars 2026

Bande-annonce